Vous m’auriez demandé: “Florent sais-tu lire une carte?”, j’aurais très lentement, mais très lentement retiré mes gants de velours (oui, je porte toujours des gants de velours), puis les ayant tous les deux dans ma main droite : « Tiens ! (un soufflet sur la joue gauche) voilà pour ton impertinence ! Et tiens ! (un soufflet sur la joue droite) voilà pour mon bon plaisir ! Maintenant, file vile coquin avant que je ne te fasse fouetter cul nu. »
Je sais en effet lire une carte, mais la question que j’aurais du me poser : sais-tu te situer sur une carte sans savoir où tu es ? (kesako ?)

Perdu! Je suis perdu!
Peut être est-ce l’empressement, je n’en sais rien, tout s’est bien déroulé jusque l’entrée dans la forêt de Matra où j’ai décidé de la parcourir pendant 10 jours dans des conditions particulières et puis, paf ! Je me suis perdu, complètement perdu. En y repensant, je suis passé par 3 stades durant ces trois jours.
- Mon sac est vraiment trop lourd, je suis trop fatigué. Oui c’est vrai, les indications que je vois ne correspondent pas à ce qui est écrit sur la carte, mais je ne dois pas être très loin…
- Relou, maintenant c’est la boussole qui déconne ! Et ces couleurs là, sur les arbres qui ne signifient strictement rien, non mais ils sont cons ces hongrois !
- Ressaisis toi, t’es perdu, complètement perdu. Il faut absolument que tu te repères, tu as laissé tes points de passage à ton ami Ludo, s’il t’arrive quelque chose, ils ne vont jamais te retrouver. Réfléchis bordel ! Réfléchis !
- Perdu! Je suis perdu!
- Tiens, une carte ça peut aussi servir de couverture
Le 3ième jour, j’ai eu le déclic ! Je me suis souvenu de ma prof de maths en classe prépa qui me disait : « Florent, arrêtez de deviner le résultat ! ». Et c’est exactement ce que je faisais, j’essayais de deviner où j’étais, si le chemin allait vers le nord alors que je devais aller vers le sud, je me disais que c’est du au relief… Non ! Non ! Non ! Les coordonnées sont une science exacte.
J’ai étalé ma carte, j’ai repéré qu’il y avait des cordonné GPS aux extrémités, j’ai allumé mon GPS pour avoir mes coordonnées (il n’y a pas de carte dans mon GPS qui m’indique les chemins) et ensuite, après différents calculs pour savoir ce que valait 1 cm en degré Nord et Est (attention, c’est pas la même échelle… si si, je me suis bien planté, je confirme, l’échelle est différente), j’avais de nouveau ma position sur la carte !
Tout prenait sens ! Les couleurs sur les arbres ne me faisaient plus peur, les hongrois étaient redevenu un peuple civilisé doué d’une raison, j’étais de nouveau le génie que j’ai toujours été, capable grâce à mes facultés psychiques avancées de prédire à l’avance les chemins que j’allais rencontrer (je savais de nouveau lire une carte), dans le lointain le sanglier me disait bonjour de la patte. Oui : I AM BACK AND AWARE !










MA: ca fait rêver mais j’y crois pas trop: toi lire une carte??? Pff!
ps: comment tu prends la pose!!!! lol
Héhé, bon, tu en es sortit alors de cette foret?
C’était comment a l’intérieur?
Welcome back to civilization…
J’aime bien l’image où tu es allongé parmi les glands, (sans sous entendu, enfin pas plus que d’habitude), genre: “J’y crois plus, j’suis fini.”
Manquent le vautour se posant sur un branche et le commentaire:
“Pantalon Dockers, Tee shirt Benetton, Chaussures Gucci, Coiffure Ginette pour Kérastase”.
Trés réussi…
A bientôt…
Ma: loool
mais t’inquiètes t’as le STYLE !!
t’avais oublie que t’avais un gps dans ton sac???
Ma: je crois pas qu’il ai oublié, je pense plutot que fier comme il est, il a voulu se prouver qu’il fallait dans l’ordre:
1) se mouiller le petit doigt et essayer de sentir d’ou venait le vent, de calculer l’angle du soleil à l’oeil nu et d’en conclure les coordonnées GPS
2) en cas de faille dans la 1ere méthode: sortir le plan, marcher, évaluer ou les rivières et les montagnes se trouvaient et en conclure les coordonnées GPS
3) en cas de faille dans les 1ere et 2eme méthodes: sortir la boussole, comparer les données préalablement évaluées pour en déduire les coordonnées GPS
4) en cas de faille dans les 3 méthodes précédentes: dormir une nuit de plus complètement perdu pour vérifier que l’inspiration ne va rien donner (suivre l’adage “la nuit porte conseil”), pour en conclure les coordonnées GPS
5) en cas de faille des méthodes précédentes: s’avouer que c’est juste trop couillon de rester 3 jours paumé, quand on a un GPS dernier cri dans son sac… Au moins on pourra retrouver un point d’eau, non?
Non mais vous avez juste pas compris. Le GPS il donne les coordonnées, mais il ne t’indique pas où tu es dans la forêt…
Flo
ps: oui j’ai pris pas mal la pose, je me suis aperçu que j’aime bien ça…
Mon Flo,
Ce que tu as vécu est à considérer sous l’angle spirituel,
trois jours c’est le temps qu’a passé Jonas dans le ventre de la Baleine car il ne voulait pas suivre les voies du Seigneur, trois jours c’est aussi le temps de la passion et de la résurrection du Christ; alors coïncidence ou providence, GPS ou Sainte Trinité ?
A méditer avant ton retour dans la grande Babylone