Au bout de 10 jours dans la forêt, à dormir comme ça au milieu de nulle part aux pieds des arbres, j’ai à ce jour toujours 2 peurs.
- La 1ère c’est celle de l’Homme. Je prenais toutes les précautions pour ne pas être vus m’établissant quelque part. Si je devais par nécessité allumer un feu (purifier de l’eau) durant le jour, je le faisais de telle sorte qu’il y ait toujours des flammes pour éviter la fumée. La nuit au contraire, je le faisais dans les ravins, les creux, tassé et avec le moins de flammes possibles. Comprenez moi, étant seul c’était durant la nuit où j’étais particulièrement vulnérable. Les animaux n’étant plus un danger pour moi que restait-il ? L’Homme hélas est assez stupide pour être capable de commettre des atrocités et actes barbares sans nom. Certes, la probabilité d’être vu en pleine nuit, loin des chemins, par une autre personne et que celle-ci soit en plus un chasseur nocturne, obsédé sexuel muni de lunette infrarouge et de détecteur thermique est faible. Je ne voulais toutefois prendre aucun risque, car lorsque celui-ci arrive : ça fait mal, ça fait très mal…
- Ma 2ième peur « la chute du gland ». Oui j’ai bien dit la chute du gland.

Nooooooon, pas le gland!
Vous êtes déjà vous pris un gland dans la face tombant de plus de 10 mètres de haut, en pleine nuit ? MOI SI ! Et ça fait mal… Mais comment se protéger efficacement dans une forêt de chêne en plein automne ? Les attaques de glands sont redoutables, j’étais parfois criblé de ces petites graines perfides qui tombaient bien précisément sur mon front délicat.
- Encore toi! Saloperie!
- Nooooooon, pas le gland!





Ma: et comment on se protège alors??
je comprends l’inquiétude de Marion quant à la chute du gland, comment faire pour s’en protéger ?
Les hommes ne sont-ils pas finalement comme les bruits… il faut apprendre à les connaître pour ne plus en avoir peur.